Osteopathie-cranienne-vue-de-l'interieur-Paul-Alimi

Ostéopathie crânienne, vue de l’intérieur

L’Ostéopathie Crânienne traverse le thérapeute.

Chacun me demande, après une séance en ostéopathie crânienne, ce que j’ai pu ressentir à leur endroit. Souvent, je suis pris de cours, car quand je finis un soin je suis comme au sortir d’un état hypnotique, j’éprouve le besoin de m’étirer et de me ré-ancrer comme après un grand voyage. En ostéopathie crânienne, pour être à l’écoute des tissus, voire des émotions qui y sont cristallisées, il m’est utile de m’ajuster à la fréquence vibratoire du patient, cela se fait naturellement, inconsciemment. Cela génère un « oubli de soi » qui permet de se rendre disponible à l’autre et l’accueillir dans sa totalité. Très vite, je rentre dans un état de conscience apaisé (ondes alpha).

Quelquefois, des mots ou des messages me viennent pendant la séance en ostéopathie crânienne et là, je peux poursuivre avec eux le dialogue et savoir si ces mots résonnent pour eux-mêmes. Quand c’est le cas (le plus souvent) nous explorons quel message nous est délivré et quel est le cadeau d’évolution délivré par notre corps-temple.

Histoires vécues en ostéopathie crânienne.

Jean P. 36 ans, vient me voir en en ostéopathie crânienne régulièrement pour ses lombaires récalcitrantes, le toucher imagé me renvoie vers des vertèbres lombaires apeurées tentant d’esquiver un possible coup ! La peur (siège dans les reins en médecine chinoise) s’était logée là et attendait affolée ! L’histoire montrait que sa fille, athlète de haut niveau, passait des concours et avait pépins sur pépins ce qui pouvait compromettre ses chances.

Ostheopathie cranienneChristiane T, 80 ans, vient de loin avec sa canne anglaise. Elle vient pour une névralgie cervico brachiale et une impotence fonctionnelle à la marche suite a une compression chronique d’un nerf de sa jambe gauche.
Je fus d’emblée interpellé par une non-présence de la jambe gauche, comme si le corps, pour ne plus souffrir, l’avait mis entre parenthèses. Le mot jachère m’est venu à l’esprit, on en a parlé et la patiente a pu retrouver l’usage progressif de sa jambe. Elle m’a demandé ce que j’avais fait et j’ai du réfléchir un instant (car ce sont souvent les mains qui font, quasiment déconnectées du mental) et lui dire :
« J’ai mis ma conscience sur cette zone déshabitée et par le seul fait d’être vue, elle a repris vie », comme si la conscience et la lumière du thérapeute la nourrissait.

Nathan R. 24 ans, beau garçon vit harmonieusement chez ses parents mais depuis 3 ans il vit un cauchemar. Il vient me consulter en en ostéopathie crânienne car depuis sa sciatique gauche et son intervention chirurgicale un an plus tard, il souffre énormément. Avec le temps, la sciatique s’est estompée mais une sacralgie inflammatoire a pris sa place. A deux reprises le dialogue avec le corps signale un trajet sciatique inflammatoire patent, verrouillé à double tour comme pour l’empêcher de s’exprimer. A son écoute, ce trajet douloureux a commencé à moins se rebeller, puis à s’éteindre.
Accueillir nos perceptions sans attente particulière ni préjugé de la plainte subjective du patient est essentiel. « Le patient ne sait pas, le médecin ne sait pas, seuls les tissus savent » Dr Sutherland (père de l’ostéopathie crânienne).
En parlant avec lui, Nathan R. reconnait sa manière Yang d’aborder la vie, il est dans l’action et n’a pas le temps de prendre soin de son organisme, ce dernier étant le petit soldat au service du mental qui prend les décisions.

Quand je rencontre Michelle P. 48ans, c’est dans le cadre d’une rencontre familiale. Elle est en surpoids, abattue et souffre depuis quelques années de rachialgies. Celles-ci sont focalisées aux lombaires avec des irradiations postérieures dans les cuisses. La séance va faire apparaitre une dysharmonie du mouvement crânien, incapable d’initier une transmission énergétique efficace au reste du corps. Par ailleurs, je suis frappé par une mobilité anarchique du sacrum (déjà observé avec d’autres patients). Avec beaucoup de patience, je lui laisse le temps de se replacer en écoutant son message : « mon sacré, mon féminin sacré, n’est pas placé en moi ! »

Tout en me demandant si elle est prête à l’entendre je lui parle en fin de session de mon ressenti sur le plan mécanique. « A quoi cela correspond ? » me dit-elle « le féminin sacré, ne trouve pas sa place ! » Il y a 6 ans, j’ai été opéré d’une hystérectomie totale et cela a mis l’éteignoir sur mon désir d’enfant, ne vivre que pour soi est une vie égoïste !

Comment l’émotionnel et le mental sont en corrélation avec le corps physique (précieux outil pour mettre à jour nos problématiques).

En ostéopathie crânienne, le toucher crânien subtil, qui passe par le prisme du praticien, peut aider à répondre à la question : « Que me suis-je créé? Comment le décoder par le langage du corps et enfin que dois-je bouger dans ma vie pour le dé-créer ?
C’est bien le rôle du thérapeute-guérisseur en ostéopathie crânienne que d’accompagner l’autre dans sa quête d’évolution, où le symptôme est un outil.